jeudi, 22 octobre 2009

Changement d'heure, rythme corporel et sommeil

heure d'hiver.jpgDans la nuit de samedi à dimanche aura lieu le traditionnel changement d'heure. C'est un événement qui paraît anodin mais pour moi, il marque vraiment l'entrée dans la saison hivernale, l'avancée vers les jours maussades et courts. On a tous vécu l'un de ces jours où il fait nuit quand on arrive à l'école ou au boulot, et il fait toujours nuit quand on en repart, si bien que l'on a l'impression de vivre au pôle nord, là où la nuit dure 6 mois. Heureusement qu'il y a le sapin de Noël et les vacances d'hiver à la clé !

Quoi qu'il en soit, au départ, c'est plutôt le passage à l'heure d'été qui est le véritable changement d'heure. Le passage à l'heure d'hiver n'est qu'un retour "à la normale", puisque nous n'avons en hiver plus qu'une heure d'avance sur l'heure solaire (contre deux en été). Ce changement de nos habitudes a été décidé après le choc pétrolier de 1973, afin de réduire les besoins en éclairage en été : le décalage d'une heure supplémentaire permet de "rallonger" les soirées d'été sans avoir besoin d'éclairage jusqu'à 22h, en grapillant une heure d'ensoleillement le matin de 4h à 5h, où les besoins en éclairage sont moindres.

D'après l'ADEME, l'estimation des économies d'électricité  correspond à environ 4 % des consommations d'éclairage en France soit la consommation totale d'électricité d'une ville de 200 000 habitants pour une année entière (pour en savoir plus, voir le site de l'ADEME).

Cependant, le changement d'heure a surtout un impact sur notre horloge biologique. Ce n'est pas pour rien si l'on dit traditionnellement que l'on "perd une heure de sommeil" au passage à l'heure d'été, et que l'on en "gagne" une lorsque l'on passe à l'heure d'hiver. L'étude Euclock, financée par l'UE et menée sur le sommeil de plus de 50 000 personnes, établit que notre horloge biologique interne s'adapte très difficilement à l'avancement de l'heure à mesure que les saisons changent. En effet, notre horloge interne (ou horloge circadienne) ne reconnaît que l'alternance jour/nuit et des saisons et a besoin de la lumière naturelle du matin, pour se re-synchroniser et rythmer, sur une période d'environ 24 heures, l'ensemble des cycles de notre corps.

L'étude conclut néanmoins qu'il est généralement plus difficile de s'adapter au passage à l'heure d'été, notamment pour les couche-tard,car "leur rythme biologique conserve le rythme classique, c'est-à-dire le rythme de l'heure d'hiver, mais leurs obligations sociales les contraignent à s'adapter au changement d'heure tout l'été". En ce qui concerne mon expérience de couche-tard invétérée, je dois bien avouer qu'effectivement je me sens un peu décalée durant tout le dimanche qui suit le passage à l'heure d'été, alors que je n'ai généralement aucun problème de décalage horaire lié à un voyage par exemple. Et en général, lorsque l'on passe à l'heure d'hiver, je profite chaque année de l'heure de sommeil pour rallonger ma grasse mat', mais la brusque tombée de la nuit à 17h me renvoie toujours la même impression : "ça y est, cette fois, c'est vraiment l'hiver !"

Et vous, comment gérez-vous les changements d'heure en général ? N'hésitez pas à participer à notre sondage et racontez-nous votre expérience !

Compléments d'information :

  • D'après un sondage Sofres, la consommation de médicaments, et notamment de tranquillisants, augmenterait de 19% au moment du changement d'heure.
  • Il est clairement démontré que la production et la qualité du lait sont altérées au moment du changement d'heure car les vaches ressentent du stress lié au décalage de l'heure de la traite (source ici).

 

 

13:52 Ecrit par Florence dans Sommeil | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : heure, hiver, sommeil, rythme, changement

jeudi, 08 octobre 2009

Trop de bruit la nuit : conséquences sur le sommeil et la santé

image4310.jpgPendant notre sommeil, les oreilles, le cerveau, et finalement notre corps tout entier, continuent de réagir aux sons qui surviennent dans notre environnement. La première conséquence en est évidemment l'altération de la qualité de notre sommeil, car on se réveille plus souvent lorsque l'on dort dans un environnement sonore élevé. Mais les nuisances nocturnes ont également une action insidieuse sur notre santé générale car elles nous fatiguent même lorsqu'elles ne nous réveillent pas !

En effet, le rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé a dévoilé hier qu'un européen sur cinq serait exposé à un niveau de pollution sonore nocture nocif (c'est à dire dépassant les 40 décibels, soit le bruit d'une rue paisible dans un quartier résidentiel, nouveau seuil fixé par l'OMS). De plus, les conséquences varient selon les individus : les enfants, qui passent plus de temps au lit, et les personnes âgées, plus sensibles aux perturbations, sont particulièrement exposées.

Par ailleurs, le rapport expose que les bruits particulièrement nuisibles sont ceux que l'on perçoit au moment de s'endormir ainsi qu'au réveil. Les personnes habitant près des aéroports, outre les perturbations liées au niveau sonore que l'on connaissait déjà, sont donc également plus touchées que l'on le pensait, du fait de la densité du trafic aérien le matin.

Les mesures proposées par l'OMS font état de déviations de la circulation loin des quartiers sensibles, par exemple loin des hopitaux et des écoles, et en redirigeant le trafic routier vers les zones d'activité ou les bureaux. Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur le site de l'OMS ici.

Pour ma part, j'ai la chance d'avoir le sommeil assez lourd pour généralement m'endormir en deux secondes, même si les voisins ont décidé de danser la samba. Mais pour d'autres ce n'est pas toujours la même histoire, alors boules quiès, déménagement du matelas dans le salon ou grog bien tassé, comment faites-vous pour dormir lorsqu'il y a trop de bruit ?

vendredi, 02 octobre 2009

Matelsom et Petits Princes : l'histoire continue

petit_prince01.gifCela fait longtemps que l'on ne vous avait pas parlé de Petits Princes, et vous avez été plusieurs à nous demander où nous en étions avec l'association qui permet de "Donner vie aux rêves des enfants gravement malades".

J'ai le plaisir de vous annoncer que cela bouge chez Matelsom avec Petits Princes ! Tout d'abord, la page du site Matelsom dédiée à l'association, que vous pouvez voir ici, a été réactualisée avec le nouveau spot publicitaire, réalisé gracieusement pour Petits Princes par l'agence Mc Cann. Nous avons également ajouté les derniers rêves réalisés grâce aux dons de Matelsom.

Mais ce n'est pas tout... Vous savez que nous vous sollicitons chaque année pour une opération afin de réaliser encore plus de rêves. Eh bien, tenez vous prêts, car nous sommes en train de vous concocter une toute nouvelle opération, à venir d'ici la fin de l'année 2009.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés, d'ici là, suspens... :-)

 

jeudi, 24 septembre 2009

L'attrapeur de rêves ou dreamcatcher

Capteur de reves.jpgJ'ai décidé de vous parler aujourd'hui d'un objet qui m'a toujours fascinée : l'attrapeur ou capteur de rêves. C'est un objet ancestral qui trouve son origine dans la tradition amérindienne. Les indiens suspendaient le capteur de rêves au dessus du berceau des enfants afin de les protéger des mauvais rêves.

Il s'agit en fait d'une toile à laquelle la croyance populaire conférait des pouvoirs magiques : elle devait retenir les cauchemars et les brûler dès les premiers rayons de l'aurore, c'est pour cela que traditionnellement il faut positionner l'attrapeur de rêves près d'une fenêtre, afin qu'il puisse capter les premières lueurs du jour.

En fait, les cauchemars étaient piégés par la forme en toile d'araignée de l'attrapeur de rêves. En revanche, si vous regardez bien, vous verrez que la toile comporte un trou au centre : selon les légendes, ce trou permettait aux beaux rêves de parvenir jusqu'à leur détenteur, ou bien de diriger les mauvais vers les profondeurs du néant...

Sa forme était généralement ronde afin de rappeler la forme du soleil protecteur, mais certaines tribus comme les Iroquois en fabriquaient en forme de gouttes. Le cercle était traditionnellement fait de saule, et les fils de la toile rejoignaient le cercle en huit points qui symbolisaient les huit pattes de l'araignée (rappelons que l'araignée, pour les Indiens, pouvait représenter la sagesse)

Les plumes avaient pour vocation de retenir les bons rêves et les diriger vers le dormeur. Leur danse harmonieuse permettait également aux enfants de prendre conscience des mouvements de l'air.

Aujourd'hui, on utilise l'attrapeur de rêves plus globalement comme un porte bonheur, en tant que porte clefs ou accroché au rétroviseur de la voiture (certes, c'est moins poétique que positionné face aux premières lueurs de l'aurore...)

Et vous, avez-vous un capteur de rêves ou plus largement un talisman qui vous permette de mieux dormir ?

jeudi, 10 septembre 2009

Dormir dans le train ou dans le RER...

Ce matin,  alors que, comme tous les matins, je tentais d'émerger de ma nuit tout en prenant le RER, je me suis demandé une fois de plus comment certains pouvaient finir leur nuit dans les transports en commun et trouver le sommeil dans le train. En effet il n'est vraiment pas rare de se retrouver face à quelqu'un qui ronfle nonchalamment, la tête appuyée contre la vitre, la bouche ouverte de préférence.

coussins_train.jpgQu'importe que ce soit hyper bruyant, qu'il y ait une foule hallucinante compactée tout autour, qu'il fasse approximativement 35°, qu'il y ait environ une chance sur deux qu'un pickpocket repère le moment d'inattention et en profite pour subtiliser son portefeuille. Il/elle dort.  Et puis soudain, sans crier gare, le voilà qui ouvre un œil, se dresse et sort de la rame en deux temps trois mouvements... Pile poil à la bonne station... Alors que la gentille dame de la compagnie ferrée n'a même pas annoncé à quelle station on était...

Comment font-ils ??? Cela relève pour moi du mystère absolu. Certes, je me suis déjà endormie dans les transports en commun, bercée par le roulis lancinant du train, mais je mets toujours un réveil de peur de rater la destination ! Et puis je dois avouer que je ne dors jamais tranquille, de peur que quelqu'un ne me pique ma valise...

Je me suis dit que j'allais vous poser la question à vous qui nous lisez !

Alors êtes vous de ceux qui font confiance à leur horloge interne et qui ont tellement l'habitude de leur trajet quotidien qu'ils sont capables de l'évaluer à la seconde près, ou vous est-il déjà arrivé de louper votre destination ? Dormez-vous facilement dans les transports en commun ?

Venez partager votre expérience avec nous !