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Les découvertes de Gènes du Sommeil

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Dormir, cette activité qui nous est si chère, intense, vitale et universelle reste encore aujourd’hui un grand mystère. Pourquoi 30% d’hommes et de femmes rencontrent-ils des troubles du Sommeil ? Pourquoi dort-on ? Comment dormons-nous ? Pouvons-nous réguler notre sommeil selon notre volonté ? Y’a-t-il un gène du Sommeil ?

Les chercheurs du monde entier sont en compétition pour trouver les réponses à toutes ces questions. Des Etats-Unis, au Japon en passant par la Suisse, les études se multiplient sur les mouches, les souris ou encore les hommes pour tenter de répondre à une question universelle : Comment Dormir Mieux ?

J’ai eu quelques difficultés à me documenter sur le sujet de la recherche médicale autour du gène du Sommeil. Toutes mes sources historiques remontent à 2005 (?), puis plus rien jusqu’en 2008, Le marchand de sable aurait-il du mal à se faire attraper ?

Le gène Shaker :

En Avril 2005, des chercheurs américains ont identifié un gène du sommeil défectueux chez les mouches à fruits. Ce petit insecte, appelé aussi « Mouche Drosophile », est très particulier puisqu’il présente des points de similitudes avec les Mammifères. Par exemple, cette mouche dort de 6 à 12 heures et une baisse de sommeil peut lui entrainer une baisse manifeste de concentration et d’activité.

Ces chercheurs ont créé des mouches drosophiles mutantes qui dorment jusqu’à 30% de moins que leurs cousines sans aucun signe de fatigue ni d’autres problèmes grâce à l’altération du gène « Shaker ».

La découverte est importante puisque l’on devine que la quantité de sommeil nécessaire peut être principalement contrôlée par ce seul gène. On note cependant qu’une mouche mutante vie aussi beaucoup moins longtemps !

Le gène Sleepless :

Toujours aux Etats-Unis, en Juillet 2008, une équipe de recherche de Philadelphie annonce avoir identifié un gène chez la mouche requit pour que le sommeil ait lieu normalement. Le gène Sleepless semble être le second gène impliqué dans la régulation du sommeil.

Le gène Sleepless est identifié comme une protéine. Lorsqu’elle est absente chez la souris ou la mouche, ceux-ci dorment jusqu’à 85% moins que ceux qui la possèdent. Les chercheurs suggèrent alors que le gène Sleepless est libéré dans le cerveau et créé le « besoin » d’un individu de dormir.

 

Le Gène CPT1B :

Au Japon, en Septembre 2008, l’équipe du professeur Katsushi Tokunaga a découvert un gène lié à la narcolepsie.

La narcolepsie est un trouble neurologique qui provoque des épisodes de sommeil incontrôlé. Au Japon, ce trouble touche 1 personne sur 600. Génétique ou d’ordre environnemental lié à un stress intense, la narcolepsie, ou plus précisément le mécanisme de déclenchement du sommeil n’est pas comprise, et il n’existe donc aucun traitement.

Un test grandeur nature sur des patients atteint de narcolepsie et des patients « normaux » a permis de mettre en avant un fragment du chromosome 22. Chez les sujets narcoleptiques, ce fragment a muté et la mutation génétique provoque un dysfonctionnement du gène CPT1B (gène lié au sommeil).

 

Le Gène HLA-DQB1 : Le gène du Sommeil

La dernière découverte est celle de l'équipe du Professeur Tafti. Il s’agit de l’identification du premier gène impliqué dans le somnambulisme.

Cette découverte pourrait permettre de comprendre comment le sommeil est régulé au cours de la vie avec une augmentation de l'activité delta jusqu'à l'âge adulte, puis une diminution avec le vieillissement. Elle pourrait aussi expliquer pourquoi certains médicaments agissant par la voie dopaminergique produisent une somnolence. Ces résultats suggèrent enfin qu'un déficit ou un excès en vitamine A pourraient directement influencer la qualité du sommeil.

 

Prochains résultats sur le Gène du Sommeil : fin d’année 2008, début d’année 2009, nous allons suivre ca de près !

 

A bientôt !

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