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De l'art de bâiller

On souligne souvent le côté communicatif du rire. Je vous propose aujourd'hui de faire l'expérience d'une autre manifestation à caractère hautement communicatif : le bâillement.

 

baillement2jm.jpgAvant tout, il convient d'en comprendre les enjeux neuro-physio-anatomiques. Car cela paraît simple, un bâillement, et tout un chacun en a été victime dès son plus jeune âge. Mais que ce soit en laissant voguer son âme vers le doux pays des songes ou – moins poétique – au fond d'une salle de classe, le lundi de 8 à 9, les mécanismes qui le sous-tendent n'en demeurent pas moins complexes.

Savez-vous en effet que lors d'un bâillement, l'expansion du pharynx peut atteindre jusqu'à 4 fois son diamètre normal ? Qu'un bâillement s'accompagne d'une ouverture des trompes d'Eustache qui occasionne une baisse temporaire d'audition ? Que le bâillement commence dès le stade foetal, dans le ventre maternel ? Que l'on bâille moins fréquemment à mesure que l'on avance en âge ? Que tous les animaux bâillent sauf la girafe ? Avez-vous remarqué qu'une fois son mécanisme enclenché, un bâillement peut être modéré et les vocalises qui l'accompagnent modulées, mais qu'il ne peut jamais être réprimé ? Que le mal des transports s'accompagne souvent, au début, par des bâillements répétés ?

Mieux encore, il existe une typologie des bâilleurs. En effet, de même qu'il existe de grands et de petits dormeurs, on rencontre des bâilleurs occasionnels et fréquents. Des études à ce propos ont même révélé des corrélations entre les typologies de dormeurs et de bâilleurs : c'est ainsi que les couche-tôt ont tendance à bâiller peu le matin mais beaucoup le soir. A l'inverse, les couche-tard répandent force bâillements le matin, peu l'après-midi, et remettent ça en fin de soirée.

Selon un dicton bien connu, « un bon bâilleur en fait bâiller sept ». Le premier facteur déclencheur est bien entendu la vue. Ainsi, une étude montre que plus de la moitié des spectateurs regardant une vidéo montrant 30 bâillements successifs bâilleront dans les minutes qui suivent. Mais d'autres mécanismes peuvent également le déclencher : en entendre parler, voir une photo, y penser – moi-même, alors que j'écris ce texte, où l'on dénombre déjà 20 occurrences de termes appartenant à la famille du mot « bâiller ».

Faisons maintenant un petit test. Je vous invite à lire les phrases suivantes :

« Généralement, on bâille lorsqu'on lit un texte sur le fait de bâiller. Car bâiller est un réflexe, généré par nos perceptions. En tout cas, que ce soit bâiller d'ennui, bâiller de sommeil, bâiller à s'en décrocher la mâchoire ou bâiller au réveil, le fait de bâiller répand en nous une sensation de bien-être : on se sent bien après avoir bâillé. »

Si, à ce stade de la lecture, vous n'avez toujours pas bâillé, ou si au contraire vous avez bâillé 10 fois, faites-nous part de vos commentaires !

 

Commentaires

  • Bonjour,
    je tiens à dire et à vous faire part de l'absence de bâillement durant la phase de test. Ceci dit je sentais bien que mes mâchoires avant envie de s e lancer dans un long bâillement - vous savez celui où l'on a la petite l'arme de bonheur en fin de bâillement.
    A vrai dire, je crois que que le test n'a pas marché sur moi en raison des deux grands baillements que m'a arrachée la photo de l'article, et au cours de l'écriture de mon post trois autres sont venus accompagner les premiers, d'ailleurs je vous quitte sur le sixième (et en plus c'est vrai!).
    Pour le coup j'adore bailler, et vous comment baillez-vous?

    Dav'

  • ça marche vraiment !! Je ne sais pas combien de fois j'ai baillé mais en tout cas j'ai beaucoup baillé !! ^^

  • C'est horrible! Je ne vais plus m'arreter!!!!! Je vais lire le blog de Coca!

  • Le plus infernal dans l'histoire, c'est qu'alors que je connais ce texte par coeur, dès que j'en relis le plus petit morceau, je me remets à bâiller irrémédiablement ! :-)

  • A l'instar de vous tous, je n'ai pas du tout baillé!

    J'ai senti par 2 ou 3 fois un envie d'ouvrir la bouche qui s'est instantanément dissipée, aussi vite qu'elle était venue. J'ai n'ai eu que les prémices du baillement, juste le moment ou on a envie de bailler. Sensation très bizarre je dois vous l'avouer, je baille facilement d'habitude.

    Mais merci florence pour ce moment partagé!

  • Merci à tous pour vos commentaires !

    @ marie-eve : zut, dommage ! Même en regardant la photo ?? Contente que tu aies aimé l'expérience quand même !

  • Epatant, j'ai baillé 4 fois en lisant le texte et 3 fois en lisant les commentaires, et là je baille seulement en écrirant le mot "bailler" !!!!

  • Je ne supporte plus bailler depuis que mes trompes d'Eustaches sont trop fines, et que je ressent comme ce qui se passe dans les avions, une sorte de décompression/recompression au niveau des tympans.
    J'aimerais tellement bâiller normalement... du coup, je les réprimande au possible :/

  • Merci pour vos commentaires et bienvenue !

    @Michèle : ça marche vraiment ! Les collègues risquent de se demander ce qu'il se passe si on lit ce texte au bureau...

    @Emmanuel : aie :-( en effet, alors il vaut mieux éviter. Pourtant je croyais qu'au contraire bâiller permettait de soulager la dépression dans les trompes d'Eustache, source de la douleur..

  • bonjour,
    moi je n'ai pas baillé une seule fois

  • Je n'ai bâillé que 4 fois ... mais j'ai un peu triché, il est plus de 4h du mat' ...
    Un joli billet, en tout cas, gageons qu'il sera le premier d'une longue série :)

    A vos oreillers !

  • Intriguant et amusant ce billet!! Je n'ai pas vraiment compté le nombre de bâillements, ni le nombre de fois où j'en ai senti les prémices ( tiens, encore un à l'instant!! ) mais preuve est faite qu'ils étaient bien là :o))
    Et le fait de prendre mon temps pour écrire ce post n'arrange rien...je me dépêche avant de ressentir cette irrépressible envie d'aller me coller à mon oreiller.
    Je vais juste revenir sur la corrélation bâillement/vocalises. Etant chanteur à mes heures perdues, il m'est arrivé un nombre incalculable de fois de bâiller en voulant fredonner des notes trés "basses"....j'imagine que l'ouverture exagérée de la gorge, l'abaissement du larynx et l'élévation du palais doivent être communs aus deux actes. D'ailleurs ne dit-on pas aux "apprentis chanteurs " de bâiller pour échauffer leurs voix??

    Je prendrais désormais garde à ne pas m'endormir avant ma bien-aimée quand je lui fredonnerai de jolies berceuses au creux de l'oreille....et de l'oreiller.

  • Bon bin moi j'ai pas baillé, alors que je suis hyper fatiguée... Mais psychologiquement je m'attendais à la question finale du "combien de fois avez-vous baillé ?", donc ça a dû jouer.

    Plus de "1000 sourires 1 rêve" ou de "100 dessins 1 rêve", alors, cette année ?

  • Merci pour vos commentaires, et ravie que vous ayez tenté l'expérience !

    @Marie et AurelieT : Si vous aviez bu des litres de jus d'orange avant ça ne compte pas !! X-D

    @Steve Sécateur : Merci d'être resté si tard avec nous ! Lire le blog du sommeil.. pour trouver le sommeil, c'est une bonne idée !

    @JMBR : Ahhh c'était pour ça alors qu'on voyait à la TV aux heures de grande audience des hordes d'individus bâiller à gorges déployées dans certains cours de chant de certaines émissions de TV réalité ?!

    @AurelieT : Pour répondre à ta question, nous avons rendez-vous avec les Petits Princes la semaine prochaine à propos de ce projet justement... Affaire à suivre donc, nous ne manquerons pas de vous tenir informés !

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