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Psycholiterie - Page 3

  • Qui dort, dîne ?

    Il y a ceux qui grignotent un petit quelque chose avant de se coucher. c956b97f1682154b5dab1e885fd32217.jpeg

    Puis il y a ceux qui vont se réveiller en pleine nuit et trouveront naturellement le chemin de la cuisine pour un casse-croûte lunaire.

    9% des insomniaques se relèveraient pour manger, 5% cuisinant de véritables petits plats.

    Pour le reste on sait que 1 sur 2 opteront pour des sucreries et 1 sur 3 pour un laitage. (Sources Domoscope Unilever)

    Il y a ceux qui se lèvent le matin et qui ne peuvent rien avaler. Limite un café et encore seulement au boulot.

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  • Le dortoir

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     On ne peut pas vraiment dire que le mot "dortoir" est une connotation joyeuse.

    Le dortoir c'est le pensionnat, la vie militaire, l'hôpital...Les joies de la collectivité en somme (il n'y a aucun jeu de mot dans cette phrase).

    Le mot dortoir est ancien, il semble dériver de dormoir donc dormir (oui parfois on se complique pas trop la vie dans la langue française).

    Initialement employé dans un cadre religieux pour désigner le lieu de repos des moines dans les couvents.

    Au XVIIIème des cloisons sont montées pour créer des chambres de type isoloir et le terme englobe de plus larges structures.

    Depuis quelques années, on parle également de ville ou de cité dortoir. L'idée étant de désigner des espaces urbains conçus pour dormir et non pour une réelle expansion.

    C'est peut être d'ailleurs de ce terme que jaillit la notion péjorative de ce mot.

    Pour ma part, je n'ai vraiment fait l'expérience des dortoirs que lors de colonie ou de classe de nature. Et au vu du contexte c'était plutôt très amusant de pouvoir partager sa chambre avec d'autres camarades de mon âge. Ne serait-ce que pour les moments de chuchotage nocturne qu'un animateur se devait de réguler...Mais qui reprenait de plus belle dès qu'il avait le dos tourné, bien entendu ! :)554ced01ad725101d4f7759819f43e70.jpeg

    Maintenant si cela avait été dans un contexte médical peut être que j'aurai trouvé cela moins agréable...Tout dépend des individus présents en fait.

     

    Et vous, avez vous déjà eu l'occasion de dormir dans un dortoir ?

    Comment appréhendez vous le sommeil en collectivité (hopitaux, auberge de jeunesse etc.) ?

  • Le monstre sous le lit

    Un lit c'est fait pour dormir. Pour faire de jolis rêves. Papa et Maman l'ont dit.

    Mais quand la chambre est plongée dans le noir, l'imagination galope...Et si les grands ne les voient pas, les petits savent bien que sous le lit il y a un monstre. Un tout poilu avec de grandes dents...

    Même que mami l'a dit, si on n’est pas sage le croque mitaine nous emportera...

     

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  • Nuit de noce...

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    S’il y a bien une nuit qui semble pleine de promesses alléchantes c’est cette dernière.
    Elle a pourtant au fil des siècles et des couches sociales connue des évolutions dans nos moeurs.

    Ainsi célébrait on jusqu’à la fin du moyen âge : la nuit de Tobie.

    Issue d’un « conte » religieux, elle visait à empêcher aux mariés de consommer leur union les premières nuits.

    medium_Le_Sueur_Tobie.jpgPour cela, les invités à la noce avaient recours à des farces de tout genre (envahir la chambre, veiller au milieu du lit avec les amoureux…etc).


    Elle fut remplacée par « la rôtie ».

    Cette pratique n’est guère moins intrusive puisqu’elle demandait aux célibataires d’entrer dans la chambre au beau milieu de la nuit afin de faire boire une mixture de leur invention servie dans un pot de chambre aux mariés.
    Elle était censée renouveler les ardeurs de monsieur afin qu’il puisse continuer d’honorer sa dame pour les heures restantes. Il va sans dire que le bizutage pouvait se continuer sur quelques bonnes farces.

    Autre pratique qui est d’ailleurs rentrée dans notre langage courant : le charivari.
    Réservée aux veufs et veuves se remariant, elle était également d’usage lorsqu’il y avait un grand écart d’âge entre les époux.

    Ainsi l’homme plus âgé (figure la plus courante à l’époque) enlevant une fiancée potentielle devait offrir une tournée aux jeunes hommes du village pour s’amender.
    En provence, on appelait cela "la peloto".

    Vous vous doutez que la tradition du charivari demandait également à ce qu’on empêche les mariés de sombrer dans les extases de la chaire à grand renfort de brouhaha : taper sur les casseroles, sonner les cloches…medium_charivari.jpg

    Ces bizutages sont clairement issus du monde rural pour les aristocrates et particulièrement les épousailles royales, le film de Sofia Coppola « Marie-Antoinette » la nuit de noce y est très bien retranscrite (rite d’une froideur et d’un protocole des plus tétanisant, je trouve).

    Entre le XVIIe et le XVIIIe, les demoiselles recevaient leurs visiteurs durant trois matins, allongées dans leur lit. La bruyère le décrit ainsi :
    « C’est un usage à Paris que les nouvelles mariées reçoivent, les trois premiers jours, leurs visites sur un lit où elles sont magnifiquement parées, en compagnie de quelques demoiselles de leurs amies ; et tout le monde va les voir, et examine leur fermeté et leur contenance avec une infinité de questions et de quolibets qu’on leur dit en cette occasion » (Sources : Dormir, les 1001 rituels du sommeil de Denise Glück)

    Après ce petit voyage dans nos habitudes passées, retour sur la nuit de noce contemporaine : moment d’intimité entre monsieur et madame.

    Je pense que la majorité d’entre nous, percevraient le débarquement des invités au beau milieu de la nuit comme une intrusion frôlant l’agression…non ?

    Sans entrer dans des considérations virginales, votre nuit de noce s’est elle passée à la hauteur de vos espérance ou bien comme beaucoup vous étiez bien trop fatigués après une journée et une nuit de folie pour laisser vos gambettes en réaliser de plus sportives ?

    Et pour ceux qui n’ont pas encore consommé le mariage, comment l’imaginez vous ?

  • Le sommeil en quelques mots...

    Je ne vais rien vous apprendre en écrivant cela : le sommeil est omniprésent dans notre vie.

    En effet, je connais bien peu de gens qui n’ont pas pour aspiration dans la vie de se plonger dans leurs draps pour enfin dormir…Surtout le lundi matin bizzarement.
    C’est un désir tellement redondant dans notre existence qu’il se glisse même dans notre langage courant.

    Vous l’aurez compris après cette brève introduction, aujourd’hui on va parler linguistique ! :)

    Vous connaissez tous un lot d’expression se rapportant au sommeil.

    Ainsi ce matin, Martine vous a encore raconté des histoires à dormir debout alors que vous auriez préféré dormir comme une marmotte au fond de votre lit.

    Parce que c’est quand même depuis le XVII eme siècle qu’on se laisse bercer par ces « histoire à dormir debout » et si tout le monde en saisit bien le sens, il faut avouer que sa provenance reste des plus obscures.

    Celui qui dort sur ses deux oreilles trouverait peut être un début d’explication dans les vers de La fontaine : « Censeurs, je vous conseille de dormir, comme moi sur l’une et l’autre oreille. ».

    Celle qui préfère dormir à poings fermés use de la position inhérente au bébé dont le sommeil peut paraître serein et profond. M’est avis, que ceux qui se sont avancés à de telles balivernes étaient des hommes qui ne se levaient pas la nuit pour le biberon…

    Fort probablement parce que usant d’une figure littéraire d’usage au XIXème, ces messieurs dorment le plus souvent d’un sommeil de plomb.

    Et sans vouloir me montrer désagréable, il n’est pas rare qu’ils accompagnent leurs nuits d’une touche de musicalité que Balzac illustrait de ces mots : ronfler comme une toupie.

    Expression sœur de « dormir comme un sabot ». Car en effet, il s’agissait d’un jouet parent de la toupie, tournant si vite qu'il donnait une impression d’immobilité tout en produisant un léger ronflement.

    Avouez que vous vous coucherez plus savant ce soir et pourraient ainsi à votre tour honorer une des plus vieilles expressions française (XIIIème) : dormir comme un loir.

    De mon côté, selon le souhait de Marouschka, je ne dormirai que d’un œil et j’espère que Mercutio, Suny et Nina en feront autant !

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