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histoliterie

  • Antiquité : Le sommeil en Egypte

    Notre section Histoliterie va s’inaugurer sous le ciel azur de l’Egypte.

    Qui n’a pas rêvé de partir sur les traces de Champollion ou d’Indiana Jones pour s’enfoncer dans les mystères des pyramides ?

    Parce que l’Egypte antique regorge de secrets et de mystères. Et le sommeil en fait bel et bien parti.


    La chambre

    Comme très souvent, on dispose de peu de documents sur les maisons du peuple.
    En revanche pour l’aristocratie, la chambre fait partie de la section privée de l’habitat.
    Liée à l’intimité du corps, elle est agencée avec une salle de bain et rarement ouvert sur l’extérieur.
    La faible hauteur des plafonds indique que ce n’est pas un lieu de vie mais bien de repos.
    On ne reçoit pas dans ces lieux.

    Les plus riches dorment sur des lits en bois sculptés, des lattes de cuir faisant office de sommier. Un matelas de coton accueillant le dormeur, sa faculté thermorégulatrice lui permet d’apporter chaleur en hiver et fraicheur en été.
    Pour les moins aisés, une banquette de briques séchées et un couchage sous forme de natte était de mise.

    Seuls les palais voient leurs murs couverts de décorations murales, une grande sobriété ayant été retrouvée pour les autres.

    Le sommeil

    Sommeil et mort semblent intimement liés comme en atteste les chambres funéraires mais également l’Art.
    medium_egypte.jpgPlus encore, il y a une véritable inquiétude à s’endormir pour les Egyptiens.
    En effet, le corps est vulnérable, sans défense face aux démons, succubes et incubes prêt à abuser des dormeurs.
    On a ainsi retrouvé des textes de protection reportés sur des papyrus mais également des repose-tête décorés de dieux protecteurs.

    Les rêves

    Ils sont perçus comme des messages envoyés par les dieux.
    On y prête une grande importance.
    La clé des songes, le livre des rêves, deux noms qu’on attribue à un manuscrit venu de Mésopotamie et contenant de nombreux symboles faisait déjà office de dictionnaire des rêves à l’époque. L’antiquité a toujours fait de l’oniromancie une science divine souvent maitrisée par les prêtres (vous pouvez donc me solliciter d’un « chère prêtresse » dans vos e-mails ^^).

    Mais au-delà du rêve spontané, tout comme en Grèce, les Egyptiens pouvaient se tourner vers les dieux afin d’obtenir un avis, une aide (fertilité, maladie, construction). Pour cela, ils se rendaient à un temple pour vivre un rêve provoqué.
    Une préparation psychologique était prodiguée par les prêtres (des substances données peut être également ?) et cela pouvait se dérouler sur plusieurs jours.

    Voilà ce que je peux vous apprendre pour le moment.
    Mais j’attends avec impatience de recevoir « Le sommeil et le rêve en Mésopotamie et Egypte antique » de P. Josset et soyez certains que si j’en apprends plus vous serez les premier à en bénéficier !

    En attendant, je vous invite à dévorer mes sources.