Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

tradition

  • La dent sous l'oreiller

    Il y avait bien longtemps que je souhaitais vous demander ce que vous mettez sous votre oreiller.
    Certains se laissent peut être aller à dormir sur leurs économies, la clé de leur coffre, leur baladeur Mp3 ou tout simplement leur main.

    Mais pour bon nombre d'enfants, ce qu'on place sous l'oreiller c'est sa dent de lait.
    Cette tradition se retrouve dans tous les pays du monde avec des variantes tant dans le personnage (cela peut être la petite souris ou la Fée des dents) que dans le traitement de la dent. Je vous invite à faire un tour sur le site de la petite souris pour grignoter toutes les anecdotes à ce sujet !

    Certains sites et magasins proposent même des boites spécifiquement à cet usage.

    e3cb375d04556d01bcbb9b963ee23d80.jpg



    De mon côté je dois avouer que j'étais bien gâtée et aller au lit quand une dent  est cachée sous l'oreiller, c'était un vrai plaisir.

    Docile, je m'endormais le plus vite possible afin de découvrir avec joie qu'il n'y avait plus rien sous l'oreiller...et un beau cadeau au pied du lit !
    Alors quand une dent bougeait, on l’aidait du mieux qu’on le pouvait. En la tortillant, la tournant…Seule pratique à laquelle je ne pouvais me résoudre c’était le fil enroulé autours et tirer d'un petit coup sec…J’étais impatiente mais pas casse-cou !
    Puis faut dire que la petite souris à la cours de récré, elle faisait sacrément parlé d’elle. Y avait même d’étranges rumeurs qui couraient à son sujet...
    C'est ma meilleure amie de l'époque qui m'a vendu la mèche quand j'avais 8 ans. Et quel tord j'ai eu de l'écouter, car en faisant semblant de dormir j'ai en effet pu découvrir que la petite souris avait des traits bien familier. Je n'aurai jamais dû m'y laisser tenter...

    Reste les souvenirs de ces réveils un peu magiques où on se demande comment une si petite créature a pu embarquer notre dent et trainer le présent à sa place ! Même si techniquement, je ne comprenais pas ce qu’une souris pouvait bien faire d’une dent…Mais bon, à chacun ses petites collections et vu qu’elle était bonne payeuse…



    Et vous quand vous étiez petits, mettiez-vous votre dent sous l'oreiller ?

    Aviez-vous une pièce ou un cadeau ?

    En tant que parent avez-vous des liens étroits avec ce petit rongeur ?

  • Nuit de noce...

    medium_wedding.2.jpg


    S’il y a bien une nuit qui semble pleine de promesses alléchantes c’est cette dernière.
    Elle a pourtant au fil des siècles et des couches sociales connue des évolutions dans nos moeurs.

    Ainsi célébrait on jusqu’à la fin du moyen âge : la nuit de Tobie.

    Issue d’un « conte » religieux, elle visait à empêcher aux mariés de consommer leur union les premières nuits.

    medium_Le_Sueur_Tobie.jpgPour cela, les invités à la noce avaient recours à des farces de tout genre (envahir la chambre, veiller au milieu du lit avec les amoureux…etc).


    Elle fut remplacée par « la rôtie ».

    Cette pratique n’est guère moins intrusive puisqu’elle demandait aux célibataires d’entrer dans la chambre au beau milieu de la nuit afin de faire boire une mixture de leur invention servie dans un pot de chambre aux mariés.
    Elle était censée renouveler les ardeurs de monsieur afin qu’il puisse continuer d’honorer sa dame pour les heures restantes. Il va sans dire que le bizutage pouvait se continuer sur quelques bonnes farces.

    Autre pratique qui est d’ailleurs rentrée dans notre langage courant : le charivari.
    Réservée aux veufs et veuves se remariant, elle était également d’usage lorsqu’il y avait un grand écart d’âge entre les époux.

    Ainsi l’homme plus âgé (figure la plus courante à l’époque) enlevant une fiancée potentielle devait offrir une tournée aux jeunes hommes du village pour s’amender.
    En provence, on appelait cela "la peloto".

    Vous vous doutez que la tradition du charivari demandait également à ce qu’on empêche les mariés de sombrer dans les extases de la chaire à grand renfort de brouhaha : taper sur les casseroles, sonner les cloches…medium_charivari.jpg

    Ces bizutages sont clairement issus du monde rural pour les aristocrates et particulièrement les épousailles royales, le film de Sofia Coppola « Marie-Antoinette » la nuit de noce y est très bien retranscrite (rite d’une froideur et d’un protocole des plus tétanisant, je trouve).

    Entre le XVIIe et le XVIIIe, les demoiselles recevaient leurs visiteurs durant trois matins, allongées dans leur lit. La bruyère le décrit ainsi :
    « C’est un usage à Paris que les nouvelles mariées reçoivent, les trois premiers jours, leurs visites sur un lit où elles sont magnifiquement parées, en compagnie de quelques demoiselles de leurs amies ; et tout le monde va les voir, et examine leur fermeté et leur contenance avec une infinité de questions et de quolibets qu’on leur dit en cette occasion » (Sources : Dormir, les 1001 rituels du sommeil de Denise Glück)

    Après ce petit voyage dans nos habitudes passées, retour sur la nuit de noce contemporaine : moment d’intimité entre monsieur et madame.

    Je pense que la majorité d’entre nous, percevraient le débarquement des invités au beau milieu de la nuit comme une intrusion frôlant l’agression…non ?

    Sans entrer dans des considérations virginales, votre nuit de noce s’est elle passée à la hauteur de vos espérance ou bien comme beaucoup vous étiez bien trop fatigués après une journée et une nuit de folie pour laisser vos gambettes en réaliser de plus sportives ?

    Et pour ceux qui n’ont pas encore consommé le mariage, comment l’imaginez vous ?